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2002 Les femmes de notre monde

Disponible en PDF (PDF : 208KB)

par Justine Sass et Lori Ashford

(Juillet 2002) Au cours des dix dernières années, la situation des femmes est arrivée au premier plan des débats de politique internationale. Plusieurs conférences majeures des Nations Unies ont lancé un appel à une plus grande égalité pour les femmes et à une amélioration des opportunités qui leur sont offertes, et les gouvernements nationaux sont de plus en plus nombreux à reconnaître que le progrès de la condition féminine est essentiel pour la réalisation des objectifs fixés en matière de santé et de développement.

Bien qu'au cours des cinquante dernières années la condition féminine ait enregistré des acquis majeurs en termes de santé, d'éducation et de respect des droits, les progrès se sont révélés plutôt lents et inégaux dans bien des secteurs. L'inégalité et les disparités entre les hommes et les femmes demeurent frappantes dans les régions et les pays les plus pauvres du monde. Et sur tous les continents, les progrès des femmes en matière de représentation politique continuent à accuser des retards considérables par rapport aux autres secteurs.

Être née femme a un impact sur les opportunités offertes au sein de toutes les sociétés, mais les conditions spécifiques auxquelles sont confrontées les femmes varient d'une société à l'autre. La présente fiche de données préparée par le Population Reference Bureau propose un recensement de la situation des femmes dans 168 pays, en mettant l'accent sur la démographie, la santé reproductive, l'éducation, le statut économique et le leadership politique.

Profil démographique

Dans tous les pays du monde, la proportion de femmes par rapport aux hommes au sein de la population est tout autant le résultat de la différence entre les taux de mortalité des hommes et des femmes que des schémas de migration que du nombre de personnes de chaque sexe à la naissance. Pour des raisons de nature biologique, le nombre de garçons qui naissent dépasse légèrement celui des filles, mais leur taux de mortalité est plus élevé ; au fur et à mesure qu'ils avancent en âge (et que les populations vieillissent), le nombre de femmes rattrape et souvent dépasse celui des hommes.

Dans quelques régions, essentiellement en Asie, le déficit du nombre de femmes par rapport aux hommes est attribuable à différentes formes de discrimination perpétrées constamment à l'encontre des femmes. Dans quelques pays, le ratio hommes-femmes à la naissance est fortement en faveur des garçons, et ce parce qu'en raison d'une forte préférence traditionnelle pour les garçons, les fillettes courent le risque de faire l'objet d'avortements ou d'infanticides en raison de leur sexe. Dans certains pays, les petites filles font l'objet de discrimination et de négligence, et elles ont donc moins de chance de survivre que les petits garçons (voir Tableau 1).

Tableau 1
Décès au cours de la première année d'existence chez les fillettes et les garçons, pays choisis

Décès à moins d'un an pour 1.000 naissances vivantes, 1995-2000

Pays Fillettes Garçons
Burkina Faso 96 102
Zimbabwe 65 73
Égypte 47 53
Brésil 36 48
États-Unis 6 8
 
Népal 84 81
Bangladesh 79 78
Inde 78 67
Papouasie Nouvelle-Guinée 64 59
Chine 48 35

Source : Nations Unies, The world's women : trends and statistics 2000.

Les fillettes survivent en plus grand nombre que les garçonnets pratiquement partout, mais dans quelques pays la négligence attribuable à la discrimination entre les sexes fait disparaître les avantages biologiques des fillettes.

Entre 2002 et 2020, le nombre de femmes en âge de procréer (15 à 49 ans) des pays moins avancés augmentera de 24 % (à l'exception de la Chine, où leur nombre augmentera de 34 %). Même si l'indice de fécondité - c'est à dire le nombre de naissances par femme - dans ces pays a fortement chuté, leur fécondité importante au cours des décennies antérieures s'est traduite par une augmentation du nombre de jeunes femmes qui arrivent en âge reproductif. Et même si ces femmes ont moins d'enfants que leurs mères, en valeur absolue, le nombre d'enfants à naître va continuer à augmenter pendant plusieurs années.

L'espérance de vie des femmes est généralement supérieure à celle des hommes, ce qui explique la raison pour laquelle les femmes représentent la majorité des personnes âgées dans pratiquement tous les pays. Les femmes passent une partie beaucoup plus importante de leur vieillesse sans partenaire que les hommes ; et elles risquent en outre nettement plus de vivre dans la pauvreté que les hommes âgés.

Defis pour la sante reproductive planification familiale

La possibilité d'espacer les naissances et d'en limiter le nombre permet d'augmenter l'autonomie des femmes et leur donne, ainsi qu'aux hommes, un contrôle accru sur leur existence. Quelque 57 % des couples des pays moins avancés recourent de nos jours à la planification familiale, ce qui constitue une augmentation considérable par rapport aux décennies précédentes (voir la Figure 1).

Figure 1
Utilisation des contraceptifs dans des pays choisis, années 1970 et 1990

*Dernière année de sondage.

Sources : Nations Unies, Levels and trends of contraceptive use as assessed in 1998 ; et Enquêtes démographiques et de santé de 1995-2000.

L'utilisation des contraceptifs a augmenté pratiquement partout dans le monde en développement, d'où un déclin marqué de la fécondité.

Toutefois, il y encore plus de 100 millions de femmes des pays moins avancés qui préfèreraient éviter une grossesse mais qui ne recourent pas à la contraception. Les raisons peuvent varier. Nombreuses sont les femmes qui craignent les effets secondaires de la contraception, d'autres en sont dissuadées par la réprobation de leurs époux ou par la pression exercée par leur famille pour qu'elles aient davantage d'enfants. Certains couples s'opposent à la contraception pour des raisons religieuses. Les difficultés à se procurer des contraceptifs et la pénurie en personnel de santé qualifié sont eux aussi des facteurs susceptibles de restreindre l'accès aux méthodes modernes de planification familiale.

Les études ont montré que si les prestataires sont à même de proposer toute une gamme de méthodes contraceptives en informant des risques et avantages liés à chacune d'elles, et s'ils améliorent leurs interactions avec les couples, ceux-ci auront de meilleures chances d'atteindre leurs objectifs en matière de contraception.

Grossesse et accouchement sans risque

Plus de 500.000 femmes meurent chaque année des suites d'une grossesse, d'un accouchement ou d'un avortement. Quatre-vingt dix-neuf pour cent de ces décès se produisent dans les régions moins avancées, en particulier en Afrique et en Asie. Le ratio des décès de mères par rapport aux naissances vivantes varie de manière considérable dans le monde - de moins de 10 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes dans de nombreux pays d'Europe à plus de 1.400 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes dans certains pays d'Afrique sub-saharienne.

Il existe une forte corrélation entre les décès maternels et la médiocrité des services de santé et le manque de soins médicaux pendant l'accouchement (voir la Figure 2). Toutes les femmes enceintes, même celles en excellente santé, courent le risque de complications qui ne peuvent être prédites mais qui exigent des soins médicaux qualifiés lorsqu'elles se produisent. Cependant, à peine la moitié des accouchements dans les pays moins avancés bénéficient de la présence d'un prestataire de soins qualifié, qu'il s'agisse d'un médecin, d'une infirmière ou d'une sage-femme. Les femmes n'ont pas toujours accès à des services de transport ou de santé efficaces qui leur permettraient de se procurer les soins médicaux dont elles pourraient avoir besoin en cas de complications sérieuses.

Figure 2
Ratios de soins qualifiés à l'accouchement et du nombre de décès maternels, pays choisis

Sources : UNICEF, Base de données en fin de décennie ; et Enquêtes démographiques et de santé, 1995-2000.

Il existe une forte corrélation entre les décès de femmes des suites des complications d'une grossesse et d'un accouchement et le manque de soins médicaux adéquats au moment de l'accouchement.

Selon l'OMS, 13 % des décès maternels sont le résultat de complications des suites d'un avortement. Ces complications proviennent de procédures risquées, qui se produisent le plus souvent lorsque les avortements sont soit illégaux soit inaccessibles. Dans les pays où l'avortement est illégal ou bien où l'accès aux services d'avortement est inexistant, les femmes enceintes contre leur gré chercheront parfois à se procurer des services ou des médicaments abortifs clandestins ou d'autres moyens de provoquer un avortement. Nombreux sont ces cas qui ont pour résultat des lésions exigeant des soins médicaux d'urgence.

VIH/SIDA

L'épidémie de VIH/SIDA a eu un impact profond sur la vie des femmes, tout particulièrement celles qui dépendent économiquement des hommes ou ont un statut social peu élevé, conditions qui les rendent vulnérables à des comportements à risque ou ne leur permettent pas de négocier des mesures préventives.

Globalement, les femmes représentent 48 % des adultes séropositifs. En Afrique sub-saharienne, cependant, où le VIH est essentiellement transmis par les contacts hétérosexuels, les femmes représentent 55 % des adultes séropositifs. Cette situation est particulièrement grave pour les jeunes femmes qui contractent le virus en nombre beaucoup plus élevé que leurs homologues masculins (voir le Tableau 2).

Tableau 2
Jeunes gens des deux sexes âgés de 15 à 24 ans qui vivent avec le VIH/SIDA

Estimations au mois de décembre 2001

Région Jeunes femmes Jeunes hommes
Afrique sub-saharienne 5.700.000 2.800.000
Asie du Sud et du Sud-Est 930.000 590.000
Amérique Latine 170.000 260.000
Afrique du Nord et Proche-Orient 110.000 41.000
Asie de l'Est et Pacifique 87.000 200.000
Europe de l'Est et Asie Centrale 85.000 340.000
Caraïbes 72.000 59.000
Amérique du Nord 47.000 100.000
Europe de l'Ouest 33.000 55.000
Total mondial 7.300.000 4.500.000

Source : ONUSIDA, données non-publiées, décembre 2001.

Dans les régions où la transmission du VIH/SIDA se fait essentiellement lors de rapports hétérosexuels, les jeunes femmes contractent le virus en nombre beaucoup plus important que les jeunes garçons. Les adolescentes sont vulnérables pour des raisons tant biologiques que sociales.

Les jeunes femmes sont tout particulièrement susceptibles de contracter le VIH pour des raisons tant biologiques que sociales. Les différences physiologiques font que la transmission du virus par voie sexuelle est beaucoup plus efficace de l'homme à la femme que dans le sens contraire. Les adolescentes ont un appareil reproducteur immature qui les rend encore plus vulnérables à l'infection. Les filles et les jeunes femmes ont souvent des rapports sexuels avec des partenaires plus âgés qui ont déjà été exposés au VIH, et il leur est parfois impossible de résister aux avances sexuelles d'hommes plus âgés ou de les persuader d'utiliser le préservatif. La pauvreté est un autre facteur qui pousse parfois les filles et les femmes à échanger leurs faveurs sexuelles contre de l'argent ou des cadeaux.

Les experts du secteur de la santé recommandent différents modes de lutte contre le VIH qui prennent en considération les différences entre les conditions qui caractérisent les hommes et les femmes – en offrant par exemple aux femmes des informations ou des services de conseil pour leur apprendre comment négocier avec leurs partenaires. Les gouvernements et les agences de bailleurs de fonds fournissent un soutien de plus en plus important aux initiatives encourageant les droits des femmes, y compris le droit de contrôler leur sexualité.

Éducation

Plusieurs récentes conférences des Nations Unies ont lancé un appel à l'accès universel à l'éducation primaire jusqu'à sa conclusion, et à la réduction de l'écart entre les sexes - c'est à dire les différences en termes de scolarisation des garçons et des filles - dans l'éducation secondaire. Nombreux sont les gouvernements qui reconnaissent maintenant que l'éducation des femmes peut promouvoir la croissance économique et améliorer la santé des femmes et des enfants. En effet, les femmes plus éduquées ont généralement des familles moins nombreuses et en meilleure santé parce que leur passage à l'âge adulte se fait souvent plus tard.

Pendant les années 1990, les taux de scolarisation dans le primaire et dans le secondaire ont augmenté pour les garçons comme pour les filles dans pratiquement toutes les régions du monde. L'écart entre les sexes a quelque peu diminué au cours des dernières années, mais il demeure important dans le secondaire. Les filles sont plus susceptibles que les garçons d'interrompre leur scolarité pour s'occuper de tâches domestiques, pour des mariages et/ou des grossesses précoces, ou encore parce que leurs parents ont l'impression que l'éducation est plus importante pour les garçons et qu'ils s'inquiètent de la sécurité des fillettes dans les écoles.

Pendant les années 1990, l'écart entre les sexes en matière d'éducation a quelque peu diminué dans certains des pays où traditionnellement les filles se sont trouvées à la traîne par rapport aux garçons - en Afrique du Nord, en Afrique sub-saharienne, en Asie de l'Ouest et en Asie du Sud (voir la liste de pays choisis à la Figure 3). Ce nonobstant, dans les régions où vit près d'un tiers des femmes du monde (en Asie du Sud et en Afrique sub-saharienne), l'écart entre les sexes demeure important dans le domaine de l'éducation.

Figure 3
Écart entre les sexes dans l'éducation secondaire, 1985 et milieu des années 1990

Nombre de filles inscrites dans le secondaire pour 100 garçons
*Dernière année de sondage, 1993-1997.

Source : UNESCO, Annuaire des statistiques, 1999.

Les écarts entre les taux de scolarisation des garçons et des filles dans le secondaire ont quelque peu diminué au cours des dernières années, avec des acquis particulièrement remarquables dans les pays où les taux de scolarisation des filles étaient les plus faibles.

Situation économique

L'emploi des femmes peut contribuer à rehausser leur statut en leur permettant de créer leurs propres revenus et d'avoir plus de contrôle sur leurs ressources. La participation des femmes à la population active a augmenté dans presque toutes les régions du monde, et ce en raison de plusieurs facteurs : les femmes ont moins d'enfants aujourd'hui, ce qui leur permet de consacrer davantage de temps à une carrière en dehors de leur foyer, et les attitudes sont plus favorables à l'égard de l'emploi des femmes. Qui plus est, la croissance économique et l'expansion des industries de services (telles que la finance, les communications et le tourisme) qui emploient un nombre considérable de femmes ont renforcé la participation de ces dernières à la population active.

Ces tendances sont toutes positives, mais l'égalité au sein de la population active est bien loin d'être une réalité. Les femmes occupent la plupart du temps des postes moins rémunérés et de moindre statut économique que les hommes, et elles connaissent généralement des taux de chômage plus élevés que les hommes. Un nombre de femmes beaucoup plus important que d'hommes travaillent dans le secteur dit " informel ", comme marchandes ambulantes et travailleuses sur les marchés, avec des revenus très faibles et aucun avantage social que ce soit des normes de sécurité, la sécurité sociale ou une assurance maladie. Et même lorsque les femmes travaillent dans le même secteur que des hommes, leurs salaires sont généralement inférieurs (voir la Figure 4). De récentes conférences des Nations Unies ont lancé un appel aux gouvernements pour qu'ils œuvrent à la réduction des disparités entre les hommes et les femmes au sein de la population active et qu'ils fournissent un soutien supplémentaire aux femmes qui travaillent comme par exemple les congés maternité, une assistance pour les services de garderie et d'autres dispositions plus souples.

Figure 4
Les salaires des femmes en pourcentage de ceux des hommes dans le secteur manufacturier, 1992-1997

Source : Nations Unies, The world's women : trends and statistics 2000.

La population active comporte un nombre sans cesse croissant de femmes, mais ces dernières touchent généralement des salaires inférieurs à ceux des hommes même lorsqu'elles travaillent dans le même secteur.

La proportion de foyers dirigés par des femmes continue à augmenter à l'échelle mondiale ; ces foyers sont généralement plus pauvres que ceux qui sont dirigés par des hommes. Les foyers dirigés par des femmes représentent un quart ou plus des foyers en Afrique de l'Est et en Afrique australe, dans les Caraïbes, en Amérique du Nord et dans certaines parties de l'Europe et de l'Asie centrale. Les foyers dirigés par des femmes sont le produit du divorce, du veuvage, de l'émigration des hommes en quête de travail, de la guerre et d'autres conflits armés, et de femmes célibataires ayant commencé à avoir des enfants.

Les connexions entre le genre et la pauvreté ont récemment attiré une attention marquée en raison du fait que le manque de pouvoir social et le manque de ressources peuvent se renforcer mutuellement. Malheureusement, la majeure partie des données relatives aux revenus et à la pauvreté ne révèle pas combien de personnes vivant dans la pauvreté sont des hommes ou des femmes. Cependant, une quantité croissante de preuves révèle que les disparités entre les sexes sont plus importantes dans les pays et les régions les plus pauvres, et que la promotion de l'égalité entre les sexes peut contribuer à une augmentation de la prospérité.

Leadership politique

Dans le monde entier, le manque de représentation féminine au sein des gouvernements, en particulier aux plus hauts niveaux ministériels (exécutif) et législatifs, limite leur influence sur la gestion des affaires publiques et les politiques publiques. À l'échelle mondiale, en effet, les femmes ne détenaient que 14 % des sièges parlementaires en 2001, ce qui représente une légère augmentation par rapport à la décennie précédente. Dans de nombreux pays de l'Afrique du Nord et de l'Asie du Sud et de l'Ouest, les femmes occupent moins de 10 % des sièges au sein des instances législatives. Il existe cependant un petit nombre d'exceptions : au Rwanda, au Mozambique, au Viêt Nam et à Cuba, les femmes détiennent un peu moins de 25 % des sièges, et en Suède, les femmes occupent 43 % des sièges parlementaires (voir la Figure 5).

Figure 5
Pourcentage des sièges parlementaires occupés par des femmes en 2001

Source : Union interparlementaire, Les femmes dans les parlements nationaux au 12 octobre 2001.

Dans pratiquement tous les pays, la représentation féminine au sein des instances législatives est nettement inférieure à celle de leurs homologues masculins.

Le droit des femmes à une participation égale à la vie politique est garantie par un certain nombre de conventions internationales, en particulier la Convention pour l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'encontre des femmes (CEDAW), adoptée en 1979 mais qui n'a pas encore été ratifiée par tous les gouvernements. Les femmes sont également de plus en plus présentes sur la scène politique internationale, avec l'aide de l'influence croissante des groupes de femmes au sein des conférences des Nations Unies telles que la Conférence internationale de 1994 sur la population et le développement et la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, organisée en 1995. Ces conférences sont parvenues à la conclusion que des mesures supplémentaires sont nécessaires pour renforcer la participation féminine au processus de prise de décision et l'entrée des femmes sur la scène politique.

Lors de la dernière décennie, un certain nombre de pays dont le Brésil, la France, l'Inde, les Philippines et l'Ouganda, ont fixé des quotas pour que davantage de femmes siègent au sein des instances législatives nationales et locales. En Afrique du Sud, le pourcentage de femmes au parlement est passé de 1 % à 30 % à la suite de la mise en place d'une nouvelle constitution mettant l'accent sur les droits des femmes.

Sources et définitions

Notes

Les régions plus avancées, suivant la classification des Nations Unies, comprennent l'ensemble de l'Europe et de l'Amérique du Nord, plus l'Australie, le Japon et la Nouvelle-Zélande. Toutes les autres régions et tous les autres pays sont classés comme étant moins avancés. Les totaux régionaux et mondiaux représentent une moyenne pondérée des pays pour lesquels l'on dispose de données ; les moyennes régionales sont indiquées lorsque l'on dispose de données ou d'estimations pour au moins les trois-quarts de la population de la région. Les totaux régionaux incluent parfois des petits pays non indiqués.
Afrique sub-saharienne : tous les pays de l'Afrique à l'exception des pays de l'Afrique du Nord, à savoir l'Algérie, l'Égypte, la Libye, le Maroc et la Tunisie.

Justine Sass est consultante technique pour le PRB.

Lori Ashford est analyste principale au PRB.

Ces travaux ont bénéficié du soutien financier de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) dans le cadre du projet MEASURE Communication (HRN-A-00-98-000001-00).